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La pratique de l’artiste 6/6


Pourquoi suivre un parcours doctorant?

Ma passion est dévorante. La recherche entreprise mérite d’être divulguée aux chercheurs de sciences humaines, tout en étant reconnue d’une manière plastique. Sans le soutien universitaire, il est peu probable que ce travail puisse vraiment éclore d’une façon utile.

Mais pour autant, cela justifie-t-il le doctorat en art ? Certainement puisque la recherche plastique ne suit pas la même logique que celle des sciences humaines. La recherche scientifique et l’art peuvent se révéler complémentaires. Entreprendre un doctorat d’art n’est pas un frein à la tentative d’obtention d’un doctorat de sciences humaines et sociales en parallèle.

Les références aux rites d’Éleusis, et partant de là de Bacchus, donnent à l’ensemble de mon labeur les bases d’une philosophie des cérémonies d’agrégation des étudiants par la survivance d’un culte, tout autant que leur esthétique. L’histoire des universités, et principalement celle liée à la Bazoche, lui offrent un passé sur lequel s’appuiera la création. Le roman plastique lui apporte sa forme.

Le doctorat en art, tel que je l’envisage, n’est que la suite logique de ce que j’ai déjà puent reprendre, à savoir beaucoup de lectures, d’incorporations au sein de rites européens différents, conclusions écrites d’une part et travail d’art ensuite,sous des mediums parfois jamais explorés de façon personnelle, mais sous la tutelle avisée d’un directeur (trice) de thèse, et riche de l’ensemble des compétences que peuvent donner les accès aux universités et écoles d’art,telles que l’aide à la compréhension de textes en latin médiéval qui me sont totalement obscurs et me permettraient d’enrichir encore l’ensemble de ma recherche. Ma quête se révèle donc une approche théorétique, c’est-à-dire à une étude d’un objet qui met entre parenthèses pour un temps la question de l’art,associée à une pratique artistique poétique.

Mes principaux axes de recherche seront donc orientés par la veille et la tentative de compréhension des rites étudiants au niveau international, par la recherche anthropologique, ethnologique, sociologique, la recherche psychologique et psychanalytique, la recherche historique, la recherche métaphysique, et leur vulgarisation par les voies narratives et artistiques sous tout médium connu et inconnu.

De ces axes découleront une réflexion du modèle (les rites existants ou ayant existé) au sujet (la tradition fictive et la narration), mais aussi une réflexion du sujet au public, et une réflexion à propos des principes d’innovation constante du sujet dans le champ artistique. 

Conclusions

Je montre par l’exemple mon labeur qu’il est possible d’envisager une approche à la fois scientifique et artistique des choses. L’art doit pouvoir se montrer comme une nouvelle ouverture à la cumulativité de la recherche scientifique, par l’exploration de la voie émotionnelle, et l’interprétation qui en sera proposée par les sciences cognitives, humaines et sociales. 

Tout comme l’annonçaient la musique savante et l’écriture des romans à forte teneur scientifique, tout art doit être à même de devenir un moyen de médiation scientifique. Or, la médiation doit pouvoir se pratiquer dans les deux sens. Un roman d’anticipation mettra les chercheurs face aux risques de dérive de leurs recherches. Tout autant mon approche démontre un renoncement des universités à asseoir une réflexion de l’ordre du «muthos» associée à celle du «logos»,rejetant de ce fait la moitié de la culture grecque dont nous sommes issus.

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